Disneyland, mon vieux pays natal
Arnaud des Pallières

8,50 € – Commander

Sous la forme d’un journal intime et en convoquant une variété de références littéraires explicites (Franz Kafka, Jorge Luis Borges, Walter Benjamin…), ou plus implicites (la technique du cut-up de William Burroughs), Arnaud des Pallières livre avec Disneyland, mon vieux pays natal, une critique du capitalisme tardif et du monde-spectacle à travers l’étude du célèbre parc et de ses dérivés sociétaux (le management, l’urbanisme, le contrôle des flux et des corps, des images…). Dans l’idée de faire résonner dans notre période historique ces mots qui furent entendus autrefois en 2001, l’ouvrage a pour idée de faire dialoguer plusieurs penseurs dans une perspective ouvertement critique et dialectique. En retirant la force des images du film, le livre propose une redistribution des questions posées par le film sous une forme textuelle.

Cet ouvrage réunit trois textes tournés autour du documentaire. La première partie de l’ouvrage contient une retranscription du film. Les deux autres contributions prolongent la pensée critique engagée par le film : une analyse esthétique et politique par Jean-Louis Comolli, ainsi qu’un entretien entre Arnaud des Pallières et Claire Jacquet. L’occasion d’exprimer un plus grand pan de la fabrication et de la réflexion amorcée par cet objet filmique hybride à la croisée entre essai, fiction et documentaire

76 pages
10 x 17 cm
ISBN : 979-10-979680-0-7
Distribution & Diffusion : Les presses du réel
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« Le grand projet de la firme Disney a été de faire de l’enfant un interlocuteur de marché émancipé. Ce qu’on appelle un consommateur. En colonisant la littérature traditionnelle pour enfants, en tentant à toute force de désactiver la violence archaïque des contes de fées, la firme Disney a transformé en rêve ce qui avait valeur de cauchemar cathartique. Dans mon film, je ne fais que libérer quelques monstres, la maladie, la tristesse, le suicide, la mort, afin de leur permettre, le temps d’un récit, de revenir sur les lieux d’où ils ont été chassés. C’est un petit travail de justicier, de libérateur. Libérer les prisonniers, rapatrier les expatriés, comme on veut. Mais la véritable noirceur du film est dans cet aveu : Disneyland est ce qu’il est mais – et quoiqu’il m’en coûte – il est tout de même « mon vieux pays natal », à moi, et à des millions d’enfants depuis le début des années 60. »
Arnaud des Pallières

Le monde extérieur
Stéphane Breton, Jonathan Larcher

8,50 € – Précommander

Une déambulation ethnographique dans les rues de Paris.

Cet ouvrage rassemble trois textes autour du documentaire Le monde extérieur de Stéphane Breton. Dans ce film, le cinéaste-ethnologue parcourt Paris, de jour comme de nuit, interrogeant les formes de l’ordinaire, recherchant l’informe et les âmes solitaires, tout en s’adressant à un ami « dans un pays lointain ». Ce livre comprend la retranscription du film, enrichie d’un entretien et d’une analyse de l’œuvre du cinéaste, tous deux menés par Jonathan Larcher. L’ensemble offre l’occasion de porter un regard plus précis sur la démarche singulière de Stéphane Breton, d’en apprécier la force poétique et de réfléchir aux enjeux que soulève l’anthropologie visuelle.

« Chez nous il y a de tout, mais je ne peux pas te dire comment c’est arrivé là ni pourquoi ça doit finir à la poubelle. Notre monde doit se défaire d’une partie de lui-même, sinon il déborde. Il ne peut pas s’empêcher de fabriquer son contraire.
Mais où finissent les déchets ? Il doit certainement y avoir un autre monde servant de trou, de l’autre côté, peut-être même en-dessous ? Et pourquoi doit-il rester caché ?
Chez toi il n’y a pas de poubelles. On jette les épluchures par la porte et elles disparaissent aussitôt. Il y a bien une séparation, mais c’est entre le monde des vivants et celui des morts, pas entre le monde des choses et le monde des restes. Alors qu’ici, c’est le déchet qui a pris la place de l’au-delà.
Et la séparation du pays natal et du dépotoir, de quand date-t-elle ? Quand celui-ci a-t-il décidé de nous tourner le dos ? Et les morts – puisque tu te demandais si nous aussi nous en avions –, sont-ils encore là ? les avons-nous chassés ? »
Stéphane Breton

10 x 17 cm
ISBN : 979-10-979680-1-4
Distribution & Diffusion : Les presses du réel
Parution prévue au 3e trimestre